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Economia Social Solidária no mundo

August 20, 2013 7:33 , by daniel tygel - | No one following this article yet.
Notícias da economia social solidária recolhidas da RIPESS - Rede Intercontinental de Promoção da Economia Social Solidária, que por sua vez agrupa notícias de mais de 60 sites web nos 5 continentes. Site: http://ripess.org.

Entretien avec Béatrice Alain sur la co-construction des politiques publiques au Québec

August 29, 2018 19:02, by RIPESS

1/ Présentez-nous brièvement le Chantier

Le Chantier est né en 1999 du besoin de concertation des différents acteurs de la société civile et de l’économie sociale. Son propre nom signifie non seulement site de construction de l’ES mais aussi groupe de travail, pour tisser des liens stratégiques sur tout le territoire québécois. Nous nous considérons donc comme un mouvement autonome à but non lucratif qui, de par son ancrage dans la société civile soutient l’émergence, le développement et la consolidation de réseaux d’entreprise et d’organisations de l’ES dans un ensemble de secteurs de l’économie.

Le chantier intervient également auprès du gouvernement depuis sa fondation pour l’inciter à mettre en place les politiques publiques favorables à l’ES.

2/ Comment s’est mis en place le processus de co-construction de politiques publiques sur l’ES, notamment pour la préparation de la loi cadre sur l’ES? Et quelle a été la contribution du chantier?

L’histoire de l’économie sociale au Québec est celle des hommes et des femmes qui depuis plus de cent ans se mobilisent pour répondre aux défis de leur époque et aux besoins de leur milieu. La société civile au Québec est à l’origine de plusieurs des avancées de l’économie québécoise comme la mise en valeur des ressources naturelles, l’accès à la culture, la lutte à la pauvreté, la revitalisation des communautés, l’accès aux services de proximité, la protection de l’environnement et la rétention des jeunes dans les milieux ruraux.

La capacité de concertation des différents acteurs de l’ÉS donne au Chantier, une reconnaissance importante auprès des élus. Depuis sa fondation, le Chantier intervient constamment auprès du gouvernement pour l’inciter à mettre en place les politiques publiques favorables au développement de l’ÉS. C’est ainsi qu’un processus de co-construction de politiques publiques s’est implantées au Québec depuis plus de 20 ans entre la société civile et les gouvernements. Des politiques liées à la petite enfance, aux aînées et des programmes comme des fonds pour les entreprises d’économie sociale ont été ainsi mis sur pied.

De la même manière, par rapport à la loi en économie sociale, le Ministère des Affaires Municipales, Régionales et de l’Occupation du Territoire (MAMROT), responsable de l’élaboration du projet de loi, a mené une consultation auprès de ses partenaires de la société civile et des autres ministères, comme il se fait habituellement dans un tel processus.

La Commission sur l’aménagement du territoire, chargée officiellement du processus de consultation suite au dépôt du projet de loi, a recueilli les mémoires déposés par différents acteurs et a tenu des audiences avec les parties prenantes. Presque 40 mémoires ont été déposés, 20 groupes reçus et une seule voix dissidente, soit la Fédération des chambres de commerce.

Les pôles régionaux d’économie sociale ont participé à la rédaction de mémoires, la mobilisation, la consultation et l’audition en commission, jusqu’à l’adoption de la loi par l’Assemblée nationale.

Le Chantier de l’économie sociale et le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, les deux interlocuteurs privilégiés de la société civile reconnus selon la loi, ont participé activement au processus de rédaction de la loi et de mobilisation autour de celle-ci.

Dans la foulée de la préparation au dépôt d’un projet de loi sur l’économie sociale, le Chantier de l’économie sociale a mobilisé son conseil d’administration, qui regroupe des réseaux sectoriels, territoriaux, et autres mouvements sociaux proches de l’économie sociale et créé un comité ad- hoc (chercheurs, partenaires) pour examiner les questions importantes à traiter dans la loi et recueillir les points importants de ses membres.

C’est un défi quand les gouvernements changent, de maintenir les acquis. La loi et son plan d’action permettent de créer un dialogue formel avec le gouvernement, peu importe les changements de stratégies que peuvent engendrer les élections nationales.

3/ Quelles sont les grandes lignes de la loi de 2013 et de son plan d’action?

Très certainement, la première grande avancée a été de clarifier, de définir l’économie sociale. Maintenant, il n’y a plus d’ambiguïté et tout le monde reconnaît l’ES suivant les 6 principes de la loi (mettre le lien web vers la loi et indiquer la page des 6 principes). Ainsi, par exemple, les règles applicables à l’entreprise prévoient une gouvernance démocratique par les membres basée sur l’entrepreneuriat collectif et la loi ne s’applique pas aux entreprises privées qui se donnent une mission sociale telles que les «entreprises sociales ».

Globalement la loi a permis notamment de reconnaitre la contribution de l’ÉS au développement socioéconomique du Québec dans de nombreux secteurs d’activité et partout au Québec, d’établir le rôle du gouvernement en matière d’économie sociale; d’améliorer l’accès aux mesures et aux programmes de l’Administration ou encore de mettre en place un Plan d’action gouvernemental en économie sociale (PAGES), réalisé en Mai 2015.

Quant au plan d’action, les grandes lignes sont :

  • Réaliser un portrait statistique
  • Soutenir la capitalisation des entreprises
  • Sensibiliser le secteur public à l’approvisionnement par le biais de l’ÉS
  • Soutenir les Pôles d’économie sociale
  • Soutenir l’entrepreneuriat collectif comme solution à la relève
  • Répondre aux défis du vieillissement démographique
  • Encourager l’insertion socioprofessionnelle

Contrairement à d’autres pays, il n’y a pas de ministre ou de Secrétaire d’État à l’économie sociale, elle est une des directions du Ministère de l’Économie. En somme, l’économie sociale n’est pas considérée comme marginale mais fait partie de la «vraie» économie.

4/ Le mouvement Desjardins et les coopératives agricoles sont deux piliers de l’économie sociale au Québec. Quel a été leurs cheminements et comment cela a contribué au développement de l’ES?

L’ES a émergé historiquement suite à des moments de crise. Au début du 20ème siècle puis en 1996, second moment de crise ou les québécois ont pris la voix du collectif pour trouver des solutions. La coopérative Desjardins et les coopératives agricoles, et plus globalement l’ESS ont émergé et se sont développées pour répondre, dans un contexte de crise, à des besoins spécifiques.

Toutes deux sont devenues d’importantes organisations, largement reconnues par le public et les institutions, et en ce sens, elles ont favorisé une meilleure reconnaissance de l’ES.

Ainsi, aujourd’hui, l’ES est loin d’être un secteur marginal. Elle représente environ 7000 entreprises, fournissant 212.000 emplois. Mais surtout elle représente déjà un nouveau mode de développement dans plus de 20 secteurs, tels que : le tourisme, la gestion des forêts, l’agriculture, les crèches, la culture, l’habitat, l’alimentation, les finances ou le transport. Au Québec, un emploi sur vingt est associé à l’ES.

5/ L’eco-système de L’ES au Québec se démarque par des principes collectifs très forts. Pouvez-vous nous en dire plus?

La société actuelle est trop complexe pour que les solutions soient trouvées depuis un gouvernement ou quelques cabinets de conseils. Les communautés ont toujours su apporter des solutions et pratiques pour affronter les problèmes qui les touchent et ainsi renforcer la cohésion sociale, la vitalité culturelle, la dignité humaine et la résilience communautaire.

Au delà des différentes terminologies qui s’associent plus ou moins directement à l’ES, il est essentiel de créer une identité commune, basée sur le local et la solidarité, pour rassembler les acteurs et répondre aux développements de nos collectivités.

Face à la logique individualiste du capitalisme, on voit de plus en plus de gens, notamment les jeunes, qui au lien de penser à monter leurs propres business ou travailler pour une multinationale, se tournent vers des coopératives de travail par exemple. Les bénéfices tirés reviennent aux membres et à la communauté, ce qui a souvent plus d’impact que les initiatives individuelles bien intentionnées.

Au chantier, on est attaché à promouvoir un modèle équilibré entre les pouvoirs publics, les organisations privées et la collectivité. Il est démontré que les sociétés sont plus résilientes quand elles sont bien équilibrées entre ces 3 piliers.

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Le RENAPESS Mali au GESF2018 – Projet Pilote ESS & Migration

August 15, 2018 17:24, by RIPESS

Le RENAPESS, le réseau national d’appui à l’ESS du Mali, membre du RAESS, engage une collaboration avec la ville de Bamako pour former en entrepreneuriat social 3000 jeunes en situation d’exode rural et d’émigration.

Le Mali est confronté depuis de nombreuses années à une multitude de défis en termes de migrations. Comment freiner l’exode économique des jeunes et des femmes vers Bamako, les pays voisins ou de ce voyage si incertain vers l’Europe? Comment offrir des conditions de travail plus dignes et favoriser l’insertion sociale dans un pays largement soutenu par l’économie informelle?

Le RENAPESS, un acteur majeur de l’ESS basé à Bamako depuis plus de 10 ans, connaît bien ces problématiques. Les bénéficiaires de son réseau proviennent majoritairement de l’économie informelle, pour la plupart des jeunes et des femmes sans formation, sans protection sociale, qui trouvent refuge dans l’exercice de petits métiers très précaires. Bamako, capitale du Mali, est ainsi devenue à la fois la destination de prédilection des jeunes en exode rural, la première étape de tous les candidats à l’émigration vers la sous-région, l’Europe et l’Amérique, mais aussi la ville refuge des immigrés refoulés.

Fermement convaincu que l’ESS est une voie primordiale pour affronter ces problématiques étroitement liées aux ODD, il a pu obtenir le soutien de la ville de Bamako pour lancer un projet pilote de formation, d’accompagnement et de soutien financier pour 3000 jeunes hommes et femmes.

« L’économie sociale est un acteur majeur dans la transformation du territoire et la réduction de l’exode rural et l’émigration clandestine des jeunes »

Ce projet vise, à travers la création d’entreprises sociales à :

  • Faire connaître les formes d’organisations propres de l’ESS (entreprises collectives, coopératives de production et de services, groupements d’intérêt économique)
  • Insérer durablement les jeunes dans la vie économique et professionnelle
  • Améliorer les offres de produits et services dans les filières de ravitaillement, d’assainissement, de métiers des bâtiments et travaux publics, de la santé et l’éducation communautaires
  • Maitriser l’exode rural et l’émigration des jeunes.

Dans un pays ou la majorité de la population n’a pas accès à l’information et aux opportunités de formation techniques et professionnelles appropriées, il est encourageant de voir que les institutions publiques reconnaissent et soutiennent dorénavant des programmes de formation pour un entrepreneuriat plus inclusif et socialement engagé.

Nous ne pouvons que souhaiter que ce partenariat entre le RENAPESS et la ville de Bamako permettra de mieux valoriser les expériences et savoirs en ESS, la pertinence et la qualité des projets portés par les jeunes ainsi que leur participation au développement de leurs territoires.

Sachez que cette initiative sera présentée au GSEF2018 de Bilbao, en présence du Président du RENAPESS, du Maire de Bamako, et la personne chargée de la promotion de l’ESS à la Ville de Bamako.

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Nouvelles du réseau de l’agriculture soutenue par les citoyens en Australie et Nouvelle-Zélande

August 15, 2018 4:49, by RIPESS

La nourriture est le bon connecteur. Les communautés qui ont les ressources pour se nourrir  elles-mêmes sont plus résilientes, en meilleure santé et favorisent de meilleures relations entre elles et avec la terre. La nourriture est l’un de nos points communs, un plaisir facile à partager et une nécessité quotidienne.

Une alimentation adaptée aux cultures est ce que nous devons rechercher. Nous avons besoin d’un système alimentaire qui ne cherche pas à exploiter la santé des sols, les droits des travailleurs et des agriculteurs, l’environnement au sens large ou la capacité d’accéder à des aliments sains.

À mesure que les consommateurs et les agriculteurs de notre région prennent conscience des avantages des agroécologies, de l’économie solidaire, de la justice alimentaire et mangent des aliments nutritifs et locaux, les systèmes alimentaires alternatifs continuent de gagner en importance.

Dans ce contexte, un autre réseau international de l’agriculture soutenue par les citoyens (communément appelé CSA en anglais, ce qui correspond aux AMAP, pour Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) a évolué dans le Pacifique Sud pour aider au développement d’un mouvement alimentaire croissant. Le réseau en Australie et en Nouvelle-Zélande (CSAAUSNZ) est un groupe activiste dédié à la mise en valeur, à la croissance et au soutien des AMAP en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Issu d’un groupe Facebook, puis d’un site Web et d’un annuaire, CSAAUSNZ a été créé en mars 2018. Avec les magnifiques agriculteurs qui défendent les AMAP dans leurs régions respectives, nous pouvons imaginer  avec quelle vitalité ils vont travailler ensemble.

Les objectifs de CSAAUSNZ sont les suivants:

  • Créer et tenir à jour un répertoire des AMAP australiennes et néo-zélandaises
  • Rassembler et partager les ressources déjà établies pour les AMAP existantes et émergentes et créer de nouvelles ressources.
  • Agir dans les médias, en soulignant l’intérêt des AMAP pour les agriculteurs et les consommateurs. Être une «voix» pour les AMAP dans notre région
  • Travailler à présenter des ateliers dans tout le pays pour présenter les AMAP aux communautés et aux villes agricoles
  • Participer à des discussions internationales via le Comité international de planification pour la souveraineté alimentaire (IPC)
  • Voir la mise en place d’un système de garantie participatif (SGP) pour accompagner les AMAP.

 

Qu’avons-nous accompli jusqu’à présent?

À ce jour, nous avons ajouté 30 fermes d’Australie et de Nouvelle-Zélande au répertoire. Depuis, de nombreux agriculteurs ont signalé une augmentation du nombre de demandes de renseignements sur les actions des AMAP dans leur exploitation. Notre cartographie sur le site Web fonctionne bien et est clairement utilisée par le grand public, les consommateurs et les agriculteurs.

Le réseau vise à permettre aux agriculteurs et aux consommateurs de partager et d’explorer des modèles de distribution directe complémentaires afin de s’aligner et de s’identifier aux AMAP et de connaître des expériences solidaires. Il se passe beaucoup de choses en arrière-plan, car nous connectons les agriculteurs dans leurs régions, établissons des liens importants et partageons les connaissances. Nous sommes également en mesure d’aider les consommateurs à prendre contact avec les agriculteurs pour favoriser  ce lien si important avec la nourriture, son approvisionnement et le coût réel qui devrait l’accompagner.

Le réseau a eu une excellente couverture médiatique au cours des premiers mois, avec un article dans le journal australien The Australian Newspaper, un reportage diffusé sur ABC National Radio, un article dans le CWA News de Victoria et de nombreux messages sur les résaux sociaux pour discuter atour des AMAP et ce que le réseau peut réaliser dans le futur.

LIRE LA SUITE.. (en anglais)

Par: Joel Orchard and Sally Ruljancich

Publié sur: Urgenci.net

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Nouvelles du réseau de l’agriculture soutenue par les citoyens en Australie et en Nouvelle-Zélande

August 15, 2018 4:49, by RIPESS

La nourriture est le bon connecteur. Les communautés qui ont les ressources pour se nourrir  elles-mêmes sont plus résilientes, en meilleure santé et favorisent de meilleures relations entre elles et avec la terre. La nourriture est l’un de nos points communs, un plaisir facile à partager et une nécessité quotidienne.

Une alimentation adaptée aux cultures est ce que nous devons rechercher. Nous avons besoin d’un système alimentaire qui ne cherche pas à exploiter la santé des sols, les droits des travailleurs et des agriculteurs, l’environnement au sens large ou la capacité d’accéder à des aliments sains.

À mesure que les consommateurs et les agriculteurs de notre région prennent conscience des avantages des agroécologies, de l’économie solidaire, de la justice alimentaire et mangent des aliments nutritifs et locaux, les systèmes alimentaires alternatifs continuent de gagner en importance.

Dans ce contexte, un autre réseau international de l’agriculture soutenue par les citoyens (communément appelé CSA en anglais, ce qui correspond aux AMAP, pour Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) a évolué dans le Pacifique Sud pour aider au développement d’un mouvement alimentaire croissant. Le réseau en Australie et en Nouvelle-Zélande (CSAAUSNZ) est un groupe activiste dédié à la mise en valeur, à la croissance et au soutien des AMAP en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Issu d’un groupe Facebook, puis d’un site Web et d’un annuaire, CSAAUSNZ a été créé en mars 2018. Avec les magnifiques agriculteurs qui défendent les AMAP dans leurs régions respectives, nous pouvons imaginer  avec quelle vitalité ils vont travailler ensemble.

Les objectifs de CSAAUSNZ sont les suivants:

  • Créer et tenir à jour un répertoire des AMAP australiennes et néo-zélandaises
  • Rassembler et partager les ressources déjà établies pour les AMAP existantes et émergentes et créer de nouvelles ressources.
  • Agir dans les médias, en soulignant l’intérêt des AMAP pour les agriculteurs et les consommateurs. Être une «voix» pour les AMAP dans notre région
  • Travailler à présenter des ateliers dans tout le pays pour présenter les AMAP aux communautés et aux villes agricoles
  • Participer à des discussions internationales via le Comité international de planification pour la souveraineté alimentaire (IPC)
  • Voir la mise en place d’un système de garantie participatif (SGP) pour accompagner les AMAP. 

 

Qu’avons-nous accompli jusqu’à présent?

À ce jour, nous avons ajouté 30 fermes d’Australie et de Nouvelle-Zélande au répertoire. Depuis, de nombreux agriculteurs ont signalé une augmentation du nombre de demandes de renseignements sur les actions des AMAP dans leur exploitation. Notre cartographie sur le site Web fonctionne bien et est clairement utilisée par le grand public, les consommateurs et les agriculteurs.

Le réseau vise à permettre aux agriculteurs et aux consommateurs de partager et d’explorer des modèles de distribution directe complémentaires afin de s’aligner et de s’identifier aux AMAP et de connaître des expériences solidaires. Il se passe beaucoup de choses en arrière-plan, car nous connectons les agriculteurs dans leurs régions, établissons des liens importants et partageons les connaissances. Nous sommes également en mesure d’aider les consommateurs à prendre contact avec les agriculteurs pour favoriser  ce lien si important avec la nourriture, son approvisionnement et le coût réel qui devrait l’accompagner.

Le réseau a eu une excellente couverture médiatique au cours des premiers mois, avec un article dans le journal australien The Australian Newspaper, un reportage diffusé sur ABC National Radio, un article dans le CWA News de Victoria et de nombreux messages sur les résaux sociaux pour discuter atour des AMAP et ce que le réseau peut réaliser dans le futur.

LIRE LA SUITE.. (en anglais)

Par: Joel Orchard and Sally Ruljancich

Publié sur: Urgenci.net

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Le 3ème Forum Mondial Thématique de l’ESS au Brésil, une grande rencontre festive, contestataire et multiculturelle

August 5, 2018 17:14, by RIPESS

« Pour une société de la buena vida: pour une éthique planétaire ».  Avec ce slogan a eu lieu à Santa Maria, dans la région sud du Brésil, le 3ème Forum  Mondial Thématique de l’Économie Solidaire, ainsi que la XXV Foire Internationale du Coopérativisme, qui a célébré ses 25 ans du 12 au 15 Juillet 2018, dans le centre de référence de l’économie solidaire Dom Ivo Lorscheiter. Ce dernier est devenu le siège du mouvement d’économie solidaire, mais aussi de l’impact de l’avancée des forces conservatrices et des régressions politiques contre les droits des peuples.

Le forum a permis d’accueillir des représentants de 25 pays (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Cuba, Espagne, Equateur, Hongrie, Italie, Mexique, Paraguay, Pérou , Portugal, Sénégal, Uruguay, Nicaragua, Pakistan, Etats-Unis, Bolivie, Venezuela, Japon, Taiwan, Autriche et France), avec un public de plus de 302 000 visiteurs. Avec plus de 10.000 variétés de produits et services offerts par environ 1000 exposants représentant plus de 3500 entreprises, le forum a rassemblé une multitude d’acteurs: des coopératives, des syndicats, des peuples autochtones, des administrateurs publics, des incubateurs sociaux mais également des universités et des réseaux nationaux et internationaux d’économie solidaire.

Le forum a offert un nombre important de séminaires, de débats, d’ateliers, de formation autour de sujets tels que l’Ecosol ou la consolidation d’un nouveau model de développement. C’était également le forum FBES de l’économie solidaire qui a tenu une réunion nationale des entreprises Ecosol, avec la présence de plus de 250 entreprises représentant les 27 États du Brésil.

RIPESS LAC a été présent dans les activités de la campagne pour un programme mondial de l’Economie Sociale et Solidaire (“Campaña por un Curriculum Global de la Economía Social Solidaria“) et la présentation du Forum mondial des économies de transformation, qui se tiendra à Barcelone en 2019-2020, ainsi que celle de FBES et du Réseau brésilien de PICT (incubateur technologique de coopération populaire), qui a réuni plus de 40 universités.

Ces 4 jours ont représenté une grande rencontre mondiale et une opportunité pour construir et     dialoguer dans un processus « apprenant/enseignant » avec des cultures diverses, des groupes ethniques, des segments et des mouvements populaires pour une société de la “buena vida” et une éthique planétaire.

Luciano Mina – RIPESS LAC

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Le 3ème Forum Mondial Thématique Social de l’ESS au Brésil, une grande rencontre festive, contestataire et multiculturelle

August 5, 2018 17:14, by RIPESS

« Pour une société de la buena vida: pour une éthique planétaire ».  Avec ce slogan a eu lieu à Santa Maria, dans la région sud du Brésil, le 3ème Forum Social Mondial Thématique de l’Économie Solidaire, ainsi que la XXV Foire Internationale du Coopérativisme, qui a célébré ses 25 ans du 12 au 15 Juillet 2018, dans le centre de référence de l’économie solidaire Dom Ivo Lorscheiter. Ce dernier est devenu le siège du mouvement d’économie solidaire, mais aussi de l’impact de l’avancée des forces conservatrices et des régressions politiques contre les droits des peuples.

Le forum a permis d’accueillir des représentants de 25 pays (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Cuba, Espagne, Equateur, Hongrie, Italie, Mexique, Paraguay, Pérou , Portugal, Sénégal, Uruguay, Nicaragua, Pakistan, Etats-Unis, Bolivie, Venezuela, Japon, Taiwan, Autriche et France), avec un public de plus de 302 000 visiteurs. Avec plus de 10.000 variétés de produits et services offerts par environ 1000 exposants représentant plus de 3500 entreprises, le forum a rassemblé une multitude d’acteurs: des coopératives, des syndicats, des peuples autochtones, des administrateurs publics, des incubateurs sociaux mais également des universités et des réseaux nationaux et internationaux d’économie solidaire.

Le forum a offert un nombre important de séminaires, de débats, d’ateliers, de formation autour de sujets tels que l’Ecosol ou la consolidation d’un nouveau model de développement. C’était également le forum FBES de l’économie solidaire qui a tenu une réunion nationale des entreprises Ecosol, avec la présence de plus de 250 entreprises représentant les 27 États du Brésil.

RIPESS LAC a été présent dans les activités de la campagne pour un programme mondial de l’Economie Sociale et Solidaire (“Campaña por un Curriculum Global de la Economía Social Solidaria“) et la présentation du Forum mondial des économies de transformation, qui se tiendra à Barcelone en 2019-2020, ainsi que celle de FBES et du Réseau brésilien de PICT (incubateur technologique de coopération populaire), qui a réuni plus de 40 universités.

Ces 4 jours ont représenté une grande rencontre mondiale et une opportunité pour construir et     dialoguer dans un processus « apprenant/enseignant » avec des cultures diverses, des groupes ethniques, des segments et des mouvements populaires pour une société de la “buena vida” et une éthique planétaire.

Luciano Mina – RIPESS LAC

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Programme et intervenants de GSEF2018 à Bilbao

August 5, 2018 16:43, by RIPESS

Les informations sur le programme et les orateurs du prochain forum de l’économie sociale et les villes GSEF 2018 Bilbao – valeurs et compétitivité pour un développement local inclusif et durable (du 1er au 3 Octobre) sont maintenant disponibles.


Ne ratez pas l’une des plus grandes rencontres internationales sur l’économie sociale où vous pourrez apprendre des initiatives socio-économiques de par le monde qui démontrent le développement local inclusif basé sur le partenariat entre les villes et les acteurs de l’économie sociale. Inscrivez – vous ici

Télécharger: GSEF 2018 Programa completo 27 Jul_FR.pdf

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Programmes et conférenciers de GSEF2018

August 5, 2018 16:43, by RIPESS

Les informations sur le programme et les orateurs du prochain forum de l’économie sociale et les villes GSEF 2018 Bilbao – valeurs et compétitivité pour un développement local inclusif et durable (du 1er au 3 Octobre) sont maintenant disponibles.


Ne ratez pas l’une des plus grandes rencontres internationales sur l’économie sociale où vous pourrez apprendre des initiatives socio-économiques de par le monde qui démontrent le développement local inclusif basé sur le partenariat entre les villes et les acteurs de l’économie sociale. Inscrivez – vous ici

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Programmes et conférenciers ‘GSEF2018’

August 5, 2018 16:43, by RIPESS

Les informations sur le programme et les orateurs du dernier forum de l’économie sociale et les villes GSEF 2018 Bilbao – valeurs et compétitivité pour un développement local inclusif et durable (du 1er au 3 Octobre) sont maintenant disponibles.


Ne ratez pas l’une des plus grandes rencontres internationales sur l’économie sociale où vous pourrez apprendre des initiatives socio-économiques de par le monde qui démontrent le développement local inclusif basé sur le partenariat entre les villes et les acteurs de l’économie sociale. Inscrivez – vous ici

Télécharger: GSEF 2018 Programa completo 27 Jul_FR.pdf

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L’ESS pour une meilleure protection sociale. Retour sur le 5ème wébinaire Femmes&ESS du RIPESS

July 15, 2018 18:22, by RIPESS

Pour la 5eme session de notre cycle de wébinaires Femmes&ESS, nous avons souhaité aborder la question de la protection sociale, notamment au regard de la condition des femmes et de l’ESS. Un sujet emblématique de nombreuses luttes sociales qui demeure une préoccupation récurrente partagée par de nombreux citoyens, particulièrement en Amérique latine et en Afrique, les continents auxquels nous avons demandé à nos invités de nous partager leur expérience.

Tel que nos invités nous l’ont démontré lors du wébinaire, l’ESS offre un cadre législatif mais aussi des principes qui facilitent les prises de conscience, la mise en place de systèmes de protection sociale et de régulation des conditions de travail. Dans nos sociétés encore très patriarcales, les femmes sont les plus affectées mais demeurent bien souvent les plus volontaires et les plus à même d’engager des solutions alternatives, fondatrices de nouveaux modèles.

Santiago Fischer (Belgique, monde) – L’ESS comme promoteur d’un droit fondamental.. souvent délaissé.

En charge du plaidoyer sur les thèmes du travail décent et du droit à la protection sociale à WSM -Solidarité Mondiale, une ONG active depuis 20 ans. Ses 84 partenaires proviennent de syndicats, de l’ESS et de mouvements de jeunes ou féministes.

Le coeur de l’action de Solidarité Mondiale est de revendiquer l’accès à la protection sociale en tant que droit fundamental, et d’assurer des conditions de travail décentes. Ses actions et appuis se situent autant au niveau local, par la sensibilisation des populations, que sur un plan national ou international pour agir auprès des institutions publiques.

En Amérique latine, continent dans lequel Solidarité Mondiale est présent (en plus de l’Asie et de l’Afrique), l’économie informelle y est majoritaire, ne permettant pas d’assurer un système de santé égalitaire pour tous, de fournir une aide aux personnes sans emploi ou d’établir un système de pensions pour les retraités.

Une des principales difficultés est celle de changer les mentalités. Même si, historiquement, de nombreux mouvements sociaux se sont engagés dans la défense de leurs droits sociaux, il demeure que beaucoup de gens ne sont pas encore assez conscients de leur droit à revendiquer ces services, à exiger des conditions décentes de travail, mais aussi à leur devoir de contribuer au système de protection sociale.

Or, l’économie sociale solidaire, de part ses principes et valeurs, permet d’offrir un cadre pour sensibiliser les populations. En inscrivant ses activités dans l’ESS, notamment au travers de ses formations et accompagnements aux entrepreneurs sociaux, Solidarité Mondiale incite à promouvoir la protection sociale et mettre en pratique certains droits sociaux tels que l’égalité entre hommes et femmes.

Les bonnes initiatives sont nombreuses, comme celles de Gregoria Apaza, partenaire bolivien de Solidarité Mondiale (témoignage ci-dessous). Il est donc vital d’assurer une meilleure promotion de ces bonnes pratiques, notamment lorsque l’on voit les difficultés rencontrées par certains pays tels que la République dominicaine ou la Bolivie pour appliquer les lois-cadres sur l’ESS en vigueur.

Carla Gutierrez Guarachi (Bolivie) – Les femmes revendiquent un travail digne dans les PME

Coordinatrice du programme d’autonomie économique du centre de promotion des femmes Gregoria Apaza, qui promeut l’égalité et l’équité entre hommes et femmes, et travaille à la mise en place d’un modèle d’incubation d’entreprises avec une approche sociale et solidaire.

L’organisation Gregoria Apaza agit depuis 35 ans essentiellement auprès des femmes venues de la campagne pour s’installer dans la partie haute de La Paz. En Bolivie, et dans sa capitale en particulier où se trouvent depuis les années 80 la majorité de petites et moyennes entreprises (PME), les femmes sont souvent précarisées. Au niveau national, les instances étatiques proposent bien certaines mesures de protection sociale, mais elles sont “simplement” basées sur les recommandations 202 de l’OIT ou encore remontent aux années 70, comme le code du travail. La différence avec la réalité actuelle est criante, dans une société qui a vu se multiplier les PME et une certaine précarité.

Gregoria Apaza cherche donc à opérer à 2 niveaux, un plus opérationnel et l’autre plus stratégique.

Au niveau opérationnel, ses activités se concentrent sur la formation pour aider les femmes à s’insérer sur le marché du travail ou devenir autoentrepreneuses. Qu’elles deviennent alors employées ou dirigeantes d’une petite entreprise, une partie importante de la formation repose sur l’assurance de recevoir ou d’offrir de bonnes conditions de travail, en promouvant l’accès à la protection sociale.

En inscrivant ce travail dans l’ESS, Gregoria Apaza partage non seulement des principes mais crée également une communauté de réseaux et de spécialistes unis par ces valeurs, dans le but de s’entraider, de partager les expériences, de faire du plaidoyer collectivement ou encore de participer à des marchés locaux.

Sur un plan plus stratégique, les actions s’adressent essentiellement aux petites et moyennes fédérations, pour renverser la croyance selon laquelle l’économie, puisqu’elle est informelle, est nécessairement synonyme de précarité et de manque de professionnalisation.

Quant aux revendications auprès des pouvoirs publics, Gregoria Apaza se centre sur des secteurs précis, ou des situations particulières, comme celle des femmes divorcées qui se retrouvent bien souvent sans ressources et sans protections. Elle a formulé plusieurs propositions pour réviser les lois en vigueur, et veille à ce que les lois soient opérationnelles.

Elise Pierrette Memong Meno (Cameroun) – Des solutions communautaires pour pallier le manque de protection sociale

Militante des droits humains et experte en genre, Pierrette est coordonnatrice du Réseau National de l’Économie Sociale et Solidaire du Cameroun (RESSCAM), et Secrétaire Générale du Réseau Africain de l’Economie Sociale et Solidaire (RAESS), membre du RIPESS.

Au Cameroun, le système de protection sociale se divise entre un modèle contributif pour les travailleurs bénéficiant d’un statut formalisé, et un modèle non contributif (World Bank, etc.. ) offrant des critères particulièrement subjectifs. Au total, seul 10% de la population profite du modèle contributif et une grande partie se retrouve sans protection, essentiellement les femmes et les jeunes.

Des solutions communautaires se sont donc progressivement mises en place dans la société pour palier ces manques, notamment à partir de groupes de femmes, et en milieu rural. Constituées en associations ou coopératives, on y retrouve notamment les tontines, qui ont permis entre autres de fournir du matériel scolaire aux enfants, d’aider collectivement les personnes malades ou d’acheter des semences. Elles ont même permis d’installer de la lumière sur les chemins où les femmes sont habituellement victimes de violence quand elles rentraient tard le soir.

Pierrette conclue sur le fait que le RAESS demeure très attentif à ce que les lois sur l’ESS intègrent le travail informel, tel que les initiatives communautaires comme les tontines. Il est essentiel qu’elles soient pleinement reconnues et soutenues par les pouvoirs publics.

Khady Fall Diop (Sénégal) La micro assurance santé ouvre la voie à un système plus égalitaire

Présidente du Groupe Sénégalais d’Economie Sociale et Solidaire (GSESS, membre du RAESS) elle travaille au renforcement des acteurs de l’ESS au Sénégal, notamment en mettant en valeur les meilleurs pratiques et en rassemblant autant la société civile que les entreprises socialement responsables, les organisations politiques, syndicales et les universités.

Au Sénégal, les mesures prises par le gouvernement offrent très peu de protection sociale. Un système de bourses de sécurité sociale combiné avec l’offre d’une couverture médicale des familles bénéficiaires (par l’entremise des mutuelles de santé) prétend répondre aux besoins, mais ces prêts créent bien souvent un surendettement des familles. C’est un système profondément inégalitaire qui appelle à trouver des alternatives. Les femmes sont d’ailleurs majoritairement les plus exposées, compte tenu de leur responsabilité dans la santé et l’éducation de leurs enfants.

Nous observons certains résultats encourageants quand les mutuelles de santé sont adossées à un système financier décentralisé, ou mutuelle d’épargne et de crédit. Les experts déduisent que si le microcrédit peut aider les pauvres à s’extraire de la misère, la micro assurance (santé) peut les aider à ne pas y retomber. Ce système est communément appelé le « couplage ».

De nouvelles dynamiques prennent formes également depuis le ministère de l’ESS et de la microfinance. Au travers de l’axe 2 du Programme Sénégal Emergent (PSE), l’ESS compte prendre sa part dans les discussions pour être un véritable promoteur de l’emploi, de l’inclusion sociale et du développement durable. Le GSESS est en étroite collaboration avec le ministère, notamment pour souligner le besoin de promouvoir le rôle des femmes, dans la gestion et le remboursement des crédits.

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